La Journée Internationale des Musées (JIM, le lundi 18 mai) vous offrira la possibilité de gratuitement visiter notre exposition virtuelle permanente : « Anaïs Toudouze : ses estampes de mode, habillées ».
L’accès est gratuit (sur inscription), et ouvert : billetterie gratuite en-ligne du MEMH, vous pouvez dès à présent réserver votre visite virtuelle, et utiliser le code d’accès le 18 mai (valide 48h).
Bonne visite!
MEMH – Affiche JIM 2026 (Journée Internationale des Musées)
Profitez de la Nuit européenne des musées (17 mai) ou de la Journée Internationale des Musées (JIM) pour visiter notre exposition virtuelle permanente : « Anaïs Toudouze : ses estampes de mode, habillées« .
Profitez de la Nuit européenne des musées (samedi 17 mai) ou de la Journée Internationale des Musées (JIM, dimanche 18 mai) pour visiter notre exposition virtuelle permanente : « Anaïs Toudouze : ses estampes de mode, habillées« .
L’apparition des estampes de mode habillées, liée au développement des revues de modes à la fin du 19e s., n’est que très peu, voire pas, documentée.
Dans les siècles qui précèdent, des éléments religieux ou profanes font l’objet d’habillage, bien que, là aussi, la documentation sur ceux-ci relèvent plus de l’exception que de la règle.
Parmi les exception notables, se trouvent les estampes habillées de Lady Winn, réalisées au 18e s., qui peuvent être admirées au Prieuré de Nostell, dans le comté du West Yorkshire.
Légende : Façade du prieuré de Nostell, auteur : Wehha — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, Source : Wikimedia
Dans une série de seize gravures, Sabine Louise d’Hervart – Lady Winn (1734 – 1798), d’origine Suisse et épouse du 5e Baronnet Sir Rowland Winn (1739-1785), habille les personnages représentés, à l’aide de morceaux de soie, entre les années 1760 et 1780.
Les morceaux de tissus sont prélevés sur ceux utilisés pour son propre habillage. Ces scènes matérielles soigneusement construites attestent de la connaissance de Lady Winn sur la façon d’habiller les personnages.
À titre d’illustration, nous présentons ci-dessous l’une des estampes de Lady Winn, intitulée Niçaise, conservée au prieuré, et dont les ajouts de tissus habillent les vêtements des deux personnages au premier plan de l’aquatinte réalisée par Nicoas Larmessin (1684-1755), d’après une œuvre originale du peintre français Nicolas Lancret (1690-1760). Un troisième personnage, féminin, à l’arrière plan, et seulement partiellement visible au travers des fourrés, fait aussi l’objet d’un habillage.
Une inscription au dos, réalisée de la main de Lady Winn, permet d’attribuer l’oeuvre à l’épouse du baronnet.
Les seize estampes habillées de Lady Winn, listées ci-dessous, dont Niçaise présentée plus haut, peuvent être contemplées au Prieuré de Nostell, et en ligne les huit suivantes sont facilement identifiables dans la base du National Trust :
Toujours dans les collections du même prieuré, la suite de la série, composée d’estampes habillées similaires, associées à Anne-Rosalie Filleul (1752 – 1794) peuvent être consultées en ligne ici :
Enfin, les cinq dernières estampes habillées ou ornées de tissus de la série de seize, mais non encore formellement attribuées non plus dans le catalogue à Lady Winn, sont présentes dans la même collection :
Ce type de réalisation prépare l’émergence, une fois que divers éléments seront réunis, du phénomènes des estampes de mode habillées.
Les estampes habillées de Lady Winn font l’objet d’un chapitre dédié dans le passionnant ouvrage de la Dre. Serena Dyer, Material Lives, Women Makers and Consumer Culture in the 18th Century, publié en 2021 chez Bloomsbury, et dont discuterons probablement dans un prochain article. L’ouvrage est disponible directement sur le site de l’éditeur ou sur de nombreuses plateformes en-ligne.
Sir Rowland Winn (1739–1785), 5th Bt, and His Wife Sabine Louise d’Hervart (1734–1798), in the Library at Nostell Priory. Source : Wikimedia. National Trust, Nostell Priory. Crédit photo : National Trust Images
Celle-ci comprenait un collection notable d’une vingtaine d’estampes de mode habillées, signées Michel Noizat, lots n° 147 à 164.
A noter, la présence, assez inhabituelle, d’estampes habillées et encadrées de grand format, par exemple 60 x 74 cm, que l’on peut facilement identifier sur l’aperçu ci-dessous.
Plusieurs des estampes au format classique « portrait » étaient signées Anaïs Toudouze, et deux d’entre elles par sa soeur, Héloïze – pour celles dont la signature était visible.
Les principales estampes sont présentées dans la mosaïque ci-dessous.
Lors des Journées du Patrimoine 2024 (JEP, European Heritage Day), notre exposition permanente, « Anaïs Toudouze — ses estampes de mode, habillées », sera accessible gratuitement samedi 21 et dimanche 22 septembre.
L’inscription est gratuite sur notre billetterie, dans la limite des billets disponibles.
A noter que la Nuit des Musées tombant le 18 au soir, les deux évènements seront couplés et l’exposition virtuelle sera accessible jusqu’au dimanche 19 à 7h.